Extraits de presse
Le Point n° 1413.
« Quelle bonne idée, quelle délicieuse idée ! Le coloris prenant du cor de basset, des voix de filles exquises, la musique même que Mozart jouerait pour ses amis, et on se sent chez lui, on se sent de ses amis. Il y a de quoi dire merci ! »
André Tubeuf.
Télérama n° 2631
« (…) Le Köchel 621 b est une amorce de concerto pour cor de basset - un cousin de la clarinette, dont Mozart rafolait. Il en exalte le timbre rond et chaud dans son dernier opéra, La Clémence de Titus, K. 621, et dans son Requiem.
(…)La passion de Gilles Thomé nous touche. Et la musique de Mozart, quand le cor de basset en magnifie la tendresse et la sensualité, fait le reste. »
Gilles Macassar.
Libération
« A la poursuite du cor de Mozart. Balade rafraîchissante dans l’Europe galante du XVIII ème siècle (…) Tenace, Gilles Thomé sillonne l’Europe (…) de Mozart et Stadler, clarinettiste génial. Entre la Suisse et Bratislava, il poursuit sa quête un tantinet surréaliste. Surgissent les silhouettes de Wolfgang et ses acolytes, aussi bastringues et fauchés que lui. Une canaille géniale, le Stadler, qui devait 500 florins à Mozart en paiement du fameux concerto (…). Une fraîcheur en ces temps de moiteur télévisuelle. »
S.R..
Le Monde de la Musique
« (…) Gilles Thomé, artisan de ce merveilleux projet, soliste et facteur, a voulu à travers cet enregistrement recréer l’atmosphère d’une soirée chez les Jacquin et donner à entendre des pièces souvent méconnues auxquelles participe l’instrument chéri de Mozart. En trio, avec ou sans ensemble vocal, en quintette (clarinettes et cors de basset : miraculeux KV 411) ou en soliste dans un concerto. C’est en effet à la redécouverte du fameux Concerto pour clarinette que Gilles Thomé nous invite. (…) 199 mesures autographes (…) on Concerto pour cor de basset en sol majeur. Daté de 1787, cette œuvre sera achevée puis présentée en 1791 comme le désormais célèbre Concerto pour clarinette en la majeur. (…) L’ensemble de ces interprétations respire la même spontanéité. Les ensembles vocaux chantent sans apprêt des airs enamourés ou franchement gaillards. Les pièces pour clarinettes et cors de basset séduisent par leur contour précis et leur mélodie suave. Trio « Des Quilles » limpide et nerveux. (…) Grâce aux violons un peu verts de l’Ensemble 415, les 6 minutes 46 s de l’esquisse du Concerto pour cor de basset en sol donnent envie d’entendre un jour la reconstitution de l’œuvre intégrale. L’instrument allie clarté (émission, ligne mélodique) et douceur (aigu porté par le souffle, ampleur naturelle du grave).
(…) l’auditeur n’est pas au concert mais installé parmi ses amis. »
Philippe Venturini.
Goldberg I Chronique de Paris - Juin 2007
Bach au théâtre et Beethoven en banlieue
« Le 7 mars au Salon d’Honneur de l’Hôtel de Ville de Pantin, Gilles Thomé, clarinettiste et fondateur de L’Harmonie Bohémienne, proposait de revisiter sur des copies d’instruments d’époque les deux trios pour piano, clarinette et violoncelle que Beethoven composa à Vienne autour de 1800. Pianoforte donc, violoncelle baroque, et clarinette issue de l’atelier de l’interprète lui-même à Pantin. Trois instruments très présents, très individualisés, mis en valeur alternativement par l’écriture concertante de Beethoven qui s’ingénie à faire rebondir les phrases musicales d’un pupitre à l’autre. La clarinette est clairement, avec le pianoforte, l’un des instruments qui marque le passage à la nouvelle esthétique galante empreinte de grâce et d’insouciance : jouée piano elle enjôle l’oreille de douces roucoulades, mais qu’on la sollicite un peu plus et ses sons se font âpres et puissants, annonciateurs de toutes les énergies qui se donneront libre cours dans l’orchestre au fil des décennies suivantes. (…)Une soirée agréable, avec ces pièces très variées, tour à tour chantantes, sentimentales ou rythmiques, qui se conclut par une visite de l’atelier où l’artiste fabrique ses instruments : clarinettes de buis légères, dont le nombre limité de clés oblige l’interprète à utiliser des doigtés « en fourche » qui lui permettent entre autres, dit-il, de mieux retrouver le phrasé imaginé par le compositeur qui connaissait les exigences de l’instrument, de mieux comprendre certaines articulations. Quel plaisir, lui ai-je demandé, trouvez-vous à cette recherche d’« authenticité » dans votre interprétation ? Ce n’est pas pour l’authenticité elle-même, m’explique-t-il, c’est plus pour le plaisir de la découverte : examiner le manuscrit d’origine, retrouver des inédits, des partitions comportant des ajouts de la main du compositeur, un instrument oublié dans un musée ; à quoi s’ajoute le plaisir de créer son propre son. »
Joël Surleau
Classica n°17 I «Une soirée chez les Jacquin» recommandé par Classica
« Il s’agit vraisemblablement d’un cas d’école à suivre, une osmose parfaite entre un projet musicologique sans faille et une réalisation exemplaire (...).Le velouté de l’instrument de Gilles Thomé, musicien, facteur autant que musicologue, sert de plaidoyer vibrant aux esquisses délicates du Mozart de Vienne. »
Stéphane Perreau
Musica Décembre 1999 – Janvier 2000
« L’exécution par Gilles Thomé de la version initiale du Concerto K.621b, datant de 1787, est une première mondiale d’un indubitable intérêt philologique, puisqu’elle est réalisée avec l’instrument auquel Mozart avait pensé originairement pour son Concerto : le cor de basset, instrument qui a aujourd’hui totalement disparu, mais qui était également peu commun à l’époque. (…) Le timbre du cor de basset en Sol, que Thomé a même fabriqué personnellement, est extrêmement fascinant et expressif.
Les autres compositions enregistrées sur ce disque, une série d’Adagios pour clarinettes et cor de basset, qui étaient joués pour les cérémonies dans le cadre de la Franc-Maçonnerie. Un de ces Adagios, le K. 580, nous est parvenu incomplet, comme pour le très bref fragment de l’Allegro pour deux clarinettes et trois cors de basset. L’écoute des deux disques m’a semblé vraiment impeccable à tout point de vue. Thomé et ses collègues, trop nombreux pour être cités individuellement, démontrent ici une grande compétence de style ainsi qu’une maîtrise technique absolue de leurs instrument d’époque respectifs utilisés pour ces deux disques fascinants. »
Luigi Magistrello
Musicales en Auxois
À nouveau lieu, programme choisi : vendredi dernier le festival des Musicales en Auxois invitait son public à s'installer dans le salon à musique du château de Thenissey grâce à l'hospitalité de son propriétaire, le Comte de Villefranche.
Cheminée monumentale, plafond à angelots, glace à trumeau, trompe-l'œil... le décor était parfait pour écouter Mozart, les divertimenti 1, 2 et 4 pour violoncelle et 2 clarinettes, très à la mode au milieu du 18e siècle et dont Mozart fit son instrument de prédilection composant à son intention de nombreuses pièces parmi les plus célèbres de son répertoire.
Et pour accompagner ces œuvres et évoquer encore davantage les salons de l'époque à l'ambiance quelque peu libertine et dont les soirées se terminaient souvent en polissonnerie générale, le concert était accompagné de la lecture de textes un peu osés, histoires souvent épicées ou bons mots équivoques qui suggéraient plus qu'ils ne disaient, évoquant «Le mot et la chose » avec toute la finesse du bel esprit et du sous-entendu. Formé d'interprète de grande qualité et habitués des formations les plus renommées, le Trio Bohémien a enthousiasmé un public, de connaisseur et privilégié, le concert se jouait en effet à guichet fermé, qui a fait un succès aux trois artistes, Franck Lespinasse, violoncelle, Gilles Thomé clarinette et Raphaël Vuillard,clarinette mais aussi lecteur plein d'humour et de retenue complice.
Une soirée à ne pas oublier.
Pierre VIAN
L’Est Eclair Novembre 2008
C'est à travers l'univers musical de Mozart que le clarinettiste va effectuer son voyage pour découvrir les recherches musicales et techniques de trois grands virtuoses : Mozart, le compositeur, Anton Stadler, le clarinettiste, et Theodor Lotz, le facteur. Tous trois vont radicalement transformer l'histoire de la clarinette et du cor de basset. Gilles Thomé a fait de L'énigme du cor de basset, un film qui entraîne le spectateur dans les pays de l'Est, notamment en République Tchèque et en Slovaquie.
Luxemburger Wort Janvier 2009
Le clarinettiste et chalumiste Gilles Thomé, grand investigateur et pionnier du chalumeau, est connu pour ses disques fort primés par la presse tel que «Mozart, une soirée chez les Jacquins». La qualité de son travail en tant que facteur de ses propres instruments, ainsi que son talent communicatif, se sont reflétés dans le jeu de ses partenaires.
C’est Gilles Thomé aussi qui a composé ce programme inédit car le répertoire est quasiment inexistant. Les œuvres qu’il a été dénicher au fin fond des bibliothèques n’ont jamais été éditées.
Le plus incroyable de ce concert riche en découvertes fut sans aucun doute la magie sonore qui émanait de la combinaison des instruments à vents.
Greg Foetz |